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0 qualification SecNumCloud. Le cloud « de confiance » repose sur Microsoft.

Publié le 28 octobre 2026 · Dernière vérification des sources : 28 octobre 2026 · Lecture : 2 minutes

Dossier établi par FRANXIT, une marque de t-shirts. Ce n'est pas un média. Chaque information renvoie à sa source.

Un cloud, c'est un grand stockage de données sur Internet. Bleu se présente comme le cloud « de confiance » français. Selon LeMagIT, il utilise la technologie de Microsoft, une entreprise américaine. Et il n'a pas encore SecNumCloud, le label de l'État qui vise à protéger les données des lois d'autres pays.

15 oct.annonce de Snowflake
fin 2026échéance visée pour SecNumCloud
nov. 2025dernière étape franchie

Ce qui s'est passé

Le 15 octobre 2026, Snowflake fait une annonce. C'est une entreprise américaine. Elle vend des outils pour gérer des données.

Elle dit vouloir s'associer à Bleu et à Orange Business. C'est une intention. Son billet parle d'accords à signer et de procédures à suivre. Selon LeMagIT, les clients signeront avec Orange Business.

Qui est Bleu ?

Bleu est une coentreprise de Capgemini et d'Orange. Ce sont 2 entreprises françaises.

Mais sa technologie vient de Microsoft Azure, selon LeMagIT. Microsoft est une entreprise américaine.

Bleu a déjà 2 certificats : ISO 27001 et HDS. Le second concerne les données de santé.

Le label qui manque

Il s'appelle SecNumCloud. C'est l'ANSSI qui le donne. L'ANSSI est l'agence de l'État pour la cybersécurité.

Selon le référentiel de l'ANSSI (version 3.2, mars 2022), cette version intègre « principalement des critères de protection vis-à-vis du droit extra-européen ». Parmi ces critères :

Le prestataire doit aussi lister les risques qui restent. Ce sont les risques liés aux lois extra-européennes. Ce sont des lois d'un pays qui s'appliquent hors de ses frontières. Le label vise donc à réduire ce risque. Il ne dit pas qu'il disparaît.

Bleu ne l'a pas. Il le vise pour la fin 2026. Selon Next, c'était prévu pour le 1er semestre 2026. Le service de presse de Bleu dit viser « la qualification pour la fin d'année ».

Le label porte d'abord sur les services techniques. Microsoft 365 viendrait ensuite, selon Bleu.

Pourquoi ce label compte

Snowflake est américain. LeMagIT rapporte son argument : une filiale indépendante ne suffit pas à échapper au droit américain.

D'où le choix d'une plateforme gérée par des Français. Dayne Turbitt, de Snowflake, parle d'« une plateforme qui n'est pas seulement hébergée en France, mais aussi opérée par des acteurs français » (LeMagIT, 19 octobre 2026).

Qui est français, qui ne l'est pas ?

Ce que nous ne savons pas

Les sources ne donnent pas la suite du projet. Elles ne donnent pas les détails techniques. Elles ne disent pas quand Bleu aura le label, ni s'il l'aura.

Elles ne disent pas non plus si Snowflake attendra ce label pour vendre son offre. Nous n'avons pas trouvé de nouvelle date de l'ANSSI. Le billet de Snowflake est une annonce d'intention.

Notre avis

Ce qui suit est l'avis de FRANXIT. Ce n'est pas un fait établi par les sources.

La technologie de Bleu est américaine. Son futur partenaire est américain. Le label de l'État, qui vise à protéger les données des lois d'autres pays, n'est pas encore là.

Pour nous, ce n'est pas de la souveraineté. Des Français qui gèrent une technologie américaine, ça ne la rend pas française.

Tant que le label manque, le mot « souveraineté » est trop tôt. Nous ne disons pas que le projet est inutile. Nous disons que le mot doit attendre la preuve.

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Sources

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